Il est fascinant de voir à quel point plusieurs personnes n'imaginent pas que leur profil sur un réseau social (genre Facebook) est public et facilement recherchable par n'importe qui.
En lisant le module 6 du cours INF6107, surtout la section Vie privée et vie publique, force m'est d'admettre que peu de gens, moi la première, réalisent bien que tout ce qui est sur Internet est public. Pas seulement au sens "réel" du terme, mais au sens virtuel: n'importe qui, à n'importe quel moment (présent ou futur) peut trouver n'importe quoi que vous avez écrit, publié, étiqueté, aimé, etc.
Tout laisse une trace! Comme le dit danah boyd dans son article Social Network Sites : Public, Private, or What ? , tout ce qui est "dit" (au sens informatique) demeure à jamais dit et recherchable. De plus, tout est copiable, à un niveau ou un autre, ce qui donne beaucoup d'informations hors contexte (le "club des mal cités" semble s'agrandir chaque jour).
Finalement, il faudrait peut-être imaginer, toujours comme le dit danah boyd, que tout ce qu'on "dit" sur Internet sera entendu par tout le monde. Ok, c'est difficile à appréhender "tout le monde". Imaginez que la personne que vous ne voulez surtout pas mettre au courant de votre dernière "nouvelle" soit au courant. Il faut peut-être imaginer ce scénario catastrophe (l'équivalent de tourner sa langue 7 fois avant de parler) pour acquérir un peu de retenue...
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mardi 11 décembre 2012
mercredi 5 décembre 2012
Badaduq!
Je viens de lire dans le Magazine Inter- de l'UQAM que Badaduq a été le premier catalogue automatisé qui permettait aux usagers de faire la recherche eux-mêmes.
En effet, selon cet article, Badaduq aurait été inauguré en octobre 1972, trois ans avant celui de la bibliothèque de l'Université d'État de l'Ohio.
Bref, quelle innovation! Dire qu'aujourd'hui, tous ceux qui ont travaillé avec Badaduq ne peuvent imaginer, dans la même phrase, innovation et Badaduq...
Je me rappelle mes débuts à l'UQAM, en 1994 (à l'âge de pierre d'Internet). Je me souviens d'avoir été estomaquée de pouvoir chercher, sur place, à l'aide d'un terminal (en mode commande quand même) des documents de la bibliothèque et d'obtenir leur emplacement à l'écran. Plus besoin de compulser les fiches cartonnées... En plus, j'avais accès de la maison à ce merveilleux catalogue, par un modem téléphonique, presque digne du film "WarGames". Wow!
Dire qu'aujourd'hui, quand je ne trouve pas le texte intégral d'un article en ligne ou que je dois me déplacer à la bibliothèque pour faire des photocopies d'un chapitre de livre pour un cours, j'enrage!
Que d'évolution en si peu de temps. Que nous réserve la prochaine décennie?
En effet, selon cet article, Badaduq aurait été inauguré en octobre 1972, trois ans avant celui de la bibliothèque de l'Université d'État de l'Ohio.
Bref, quelle innovation! Dire qu'aujourd'hui, tous ceux qui ont travaillé avec Badaduq ne peuvent imaginer, dans la même phrase, innovation et Badaduq...
Je me rappelle mes débuts à l'UQAM, en 1994 (à l'âge de pierre d'Internet). Je me souviens d'avoir été estomaquée de pouvoir chercher, sur place, à l'aide d'un terminal (en mode commande quand même) des documents de la bibliothèque et d'obtenir leur emplacement à l'écran. Plus besoin de compulser les fiches cartonnées... En plus, j'avais accès de la maison à ce merveilleux catalogue, par un modem téléphonique, presque digne du film "WarGames". Wow!
Dire qu'aujourd'hui, quand je ne trouve pas le texte intégral d'un article en ligne ou que je dois me déplacer à la bibliothèque pour faire des photocopies d'un chapitre de livre pour un cours, j'enrage!
Que d'évolution en si peu de temps. Que nous réserve la prochaine décennie?
mardi 20 novembre 2012
Qui influence qui?
À la lecture de l'article de Clay Shirky Power Laws, Weblogs, and Inequality datant de 2003, je me suis mise à réfléchir à propos de ce qui nous influence dans nos choix de lecture (blogues, Web en général, livres, journaux, etc.).
L'article susmentionné amène l'idée que les choix de blogues (ou de lectures...) que nous consultons sont influencés, du moins en partie, par ceux des autres personnes qui ont "choisi" avant nous. Dans l'absolu, je comprends l'idée mais, personnellement, j'ai un peu de difficulté à m'imaginer être influencée par de parfaits étrangers dans mes choix. Disons que le terme "346,032 views" de Youtube ne m'attire pas plus que s'il y avait que 10 "views" pour un vidéo.
J'ai même la tendance inverse: plus un truc semble super populaire et vu, lu ou entendu par tout le monde, moins il me semble que j'ai le goût de le consulter. Ce n'est pas du snobisme, ne vous en déplaise, mais plutôt un recul instinctif qui me fait me demander "qui" aime vraiment ça? Ai-je les mêmes goûts, opinions, envies que ces gens-là?
Bref, beaucoup plus influencée par des gens dont je connais les goûts et les opinions (même s'ils sont à l'inverse des miens...) que par un nombre anonyme de supporters. Donc, oui, l'idée de Shirky à propos de l'influence des autres sur nos choix me paraît pertinente, mais surtout si on peut mettre un nom ou un visage à au moins quelques "autres", histoire de comparer nos choix précédents avec eux.
L'article susmentionné amène l'idée que les choix de blogues (ou de lectures...) que nous consultons sont influencés, du moins en partie, par ceux des autres personnes qui ont "choisi" avant nous. Dans l'absolu, je comprends l'idée mais, personnellement, j'ai un peu de difficulté à m'imaginer être influencée par de parfaits étrangers dans mes choix. Disons que le terme "346,032 views" de Youtube ne m'attire pas plus que s'il y avait que 10 "views" pour un vidéo.
J'ai même la tendance inverse: plus un truc semble super populaire et vu, lu ou entendu par tout le monde, moins il me semble que j'ai le goût de le consulter. Ce n'est pas du snobisme, ne vous en déplaise, mais plutôt un recul instinctif qui me fait me demander "qui" aime vraiment ça? Ai-je les mêmes goûts, opinions, envies que ces gens-là?
Bref, beaucoup plus influencée par des gens dont je connais les goûts et les opinions (même s'ils sont à l'inverse des miens...) que par un nombre anonyme de supporters. Donc, oui, l'idée de Shirky à propos de l'influence des autres sur nos choix me paraît pertinente, mais surtout si on peut mettre un nom ou un visage à au moins quelques "autres", histoire de comparer nos choix précédents avec eux.
lundi 22 octobre 2012
Infobésité en image
L'art de résumer une enquête par un schéma. On le dit, on le répète, la surinformation ou l'infobésité est omniprésente en 2012, quoi de mieux qu'une image pour en parler?
Mindjet, compagnie spécialisée dans les outils d'organisation du travail (particulièrement le logiciel MindMapping) a réalisé une étude, en mars 2012, afin de savoir comment les travailleurs français géraient l'information reçue au quotidien. Le schéma qu'ils ont tiré de cette enquête se retrouve sur le billet du 21 octobre du blogue de Emmanuel Gadenne, WebUsage.net, qui se spécialise dans "l'étude des nouveaux usages du Web." Bien que Emmanuel Gadenne ne commente pas le schéma, je trouvais intéressant de partager mes impressions avec vous.
La principale conclusion à laquelle Mindjet arrive est que les travailleurs français de grandes difficultés à gérer au quotidien l'information reçue. La donnée que je trouve la plus ahurissante (non pas que je la mette en doute, au contraire): les courriels sont envahissants (68% des travailleurs sondés en reçoivent jusqu'à 100 par jour), bien plus que les coups de téléphones d'il y a quelques années seulement). C'est tellement facile d'écrire trois mots et d'appuyer sur "Envoyer". Ça ne prend pas de temps à faire, mais à recevoir, c'est beaucoup plus long.
Plus facile que le téléphone? Bien sûr! Au téléphone, il y a toujours le risque d'avoir une conversation "pour le plaisir" en plus (comment ça va, quoi de neuf, etc.), le risque de tomber sur la boîte vocale (hé! Il faut vraiment que j'attende 32 secondes que le message d'accueil se termine?), le risque d'être mis en attente pour que notre interlocuteur prenne un autre appel... Tandis que le courriel, pas d'interruption possible, pas de jasette, pas de message d'accueil. On envoie et c'est tout.
Bref, le mieux serait d'y penser à deux fois avant d'appuyer sur "Envoyer", un peu comme on se faisait dire quand on était petit: tourne ta langue 7 fois avant de parler...
Mindjet, compagnie spécialisée dans les outils d'organisation du travail (particulièrement le logiciel MindMapping) a réalisé une étude, en mars 2012, afin de savoir comment les travailleurs français géraient l'information reçue au quotidien. Le schéma qu'ils ont tiré de cette enquête se retrouve sur le billet du 21 octobre du blogue de Emmanuel Gadenne, WebUsage.net, qui se spécialise dans "l'étude des nouveaux usages du Web." Bien que Emmanuel Gadenne ne commente pas le schéma, je trouvais intéressant de partager mes impressions avec vous.
La principale conclusion à laquelle Mindjet arrive est que les travailleurs français de grandes difficultés à gérer au quotidien l'information reçue. La donnée que je trouve la plus ahurissante (non pas que je la mette en doute, au contraire): les courriels sont envahissants (68% des travailleurs sondés en reçoivent jusqu'à 100 par jour), bien plus que les coups de téléphones d'il y a quelques années seulement). C'est tellement facile d'écrire trois mots et d'appuyer sur "Envoyer". Ça ne prend pas de temps à faire, mais à recevoir, c'est beaucoup plus long.
Plus facile que le téléphone? Bien sûr! Au téléphone, il y a toujours le risque d'avoir une conversation "pour le plaisir" en plus (comment ça va, quoi de neuf, etc.), le risque de tomber sur la boîte vocale (hé! Il faut vraiment que j'attende 32 secondes que le message d'accueil se termine?), le risque d'être mis en attente pour que notre interlocuteur prenne un autre appel... Tandis que le courriel, pas d'interruption possible, pas de jasette, pas de message d'accueil. On envoie et c'est tout.
Bref, le mieux serait d'y penser à deux fois avant d'appuyer sur "Envoyer", un peu comme on se faisait dire quand on était petit: tourne ta langue 7 fois avant de parler...
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