Il est fascinant de voir à quel point plusieurs personnes n'imaginent pas que leur profil sur un réseau social (genre Facebook) est public et facilement recherchable par n'importe qui.
En lisant le module 6 du cours INF6107, surtout la section Vie privée et vie publique, force m'est d'admettre que peu de gens, moi la première, réalisent bien que tout ce qui est sur Internet est public. Pas seulement au sens "réel" du terme, mais au sens virtuel: n'importe qui, à n'importe quel moment (présent ou futur) peut trouver n'importe quoi que vous avez écrit, publié, étiqueté, aimé, etc.
Tout laisse une trace! Comme le dit danah boyd dans son article Social Network Sites : Public, Private, or What ? , tout ce qui est "dit" (au sens informatique) demeure à jamais dit et recherchable. De plus, tout est copiable, à un niveau ou un autre, ce qui donne beaucoup d'informations hors contexte (le "club des mal cités" semble s'agrandir chaque jour).
Finalement, il faudrait peut-être imaginer, toujours comme le dit danah boyd, que tout ce qu'on "dit" sur Internet sera entendu par tout le monde. Ok, c'est difficile à appréhender "tout le monde". Imaginez que la personne que vous ne voulez surtout pas mettre au courant de votre dernière "nouvelle" soit au courant. Il faut peut-être imaginer ce scénario catastrophe (l'équivalent de tourner sa langue 7 fois avant de parler) pour acquérir un peu de retenue...
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mardi 11 décembre 2012
dimanche 9 décembre 2012
Les réseaux sociaux et les enseignants
En lisant le texte de danah boyd intitulé Social Network Sites: Public, Private, or What? je me suis rappelée la controverse qui existe dans le monde de l'éducation à propos des sites du type Facebook.
D'un côté, comme l'auteur le présente, il y a les enseignants (et autres intervenants) qui démonisent les réseaux sociaux, tentant d'interdire leur utilisation sous toutes ses formes.
De l'autre côté, ceux qui espèrent que ce n'est qu'un engouement temporaire, qui tentent de nier leur existence en les ignorant.
Encore d'un autre côté, ceux qui ont décidé, par goût personnel ou par un peu de réflexion critique, que les réseaux sociaux étaient là pour rester, qu'ils sont une grande part de l'identité adolescente actuelle et qu'il vaut mieux s'en servir pour "éduquer", autrement, les adolescents.
Je rajouterais une quatrième catégorie d'enseignants: les "techno-tripeux" (ma propre appellation). Ceux qui embarquent à 200 km/h dans tout ce qui est technologique, nouveau, tendance et "cool", souvent sans réfléchir ni se donner du temps de recul.
Ce qui m'amène à la fameuse controverse: être ami ou non avec ses élèves sur Facebook? Chantal Potvin, enseignante a bien décrit les dérives possibles de cette situation dans une lettre au courrier des lecteurs de La Presse.
Pour ma part, si j'avais eu un profil Facebook au moment où j'enseignais, je n'aurais jamais accepté d'être ami avec quelqu'élève que se soit, même les plus adorables, fiables, responsables, matures, etc. Je crois qu'entre un enseignant et ses élèves se développe une relation qui tient plus de l'autorité (attention, pas l'autoritarisme) que de l'amitié. En tant qu'enseignante, je devais me poser en "modèle" afin de conserver une certaine crédibilité face à mes élèves. Une page Facebook où on peut me voir prendre un verre (même si les élèves imaginaient bien que je consommais de l'alcool à l'occasion), lire que je vais magasiner (et où)? Non merci, cela ne les concerne pas, comme leur vie hors de l'école ne me concerne pas. Ok, il est vrai que ce qui se passe en dehors de l'école influence sur le comportement et les attitudes à l'école, mais je n'ai pas besoin, pour intervenir intelligemment, d'avoir un rapport détaillé de la fin de semaine super moche de celui qui dort au fond de la classe.
Comme on dit parfois "trop de détails..."
Mais, pour certains enseignants, c'est la l'idée du siècle d'être ami avec ses élèves sur Facebook. Ils disent que ça leur permet de mieux les connaître. Désolée, je ne suis pas l'amie de mes élèves, je suis leur enseignante.
C'est autre chose lorsque nos "grands-tout-petits" ont quitté l'école, qu'ils sont au cégep, à l'université ou sur le monde du travail et que certains d'entre eux nous recontactent (surtout ceux avec qui on avait plus d'atomes crochus). À ce moment, il s'agit de gros bon sens.
D'un côté, comme l'auteur le présente, il y a les enseignants (et autres intervenants) qui démonisent les réseaux sociaux, tentant d'interdire leur utilisation sous toutes ses formes.
De l'autre côté, ceux qui espèrent que ce n'est qu'un engouement temporaire, qui tentent de nier leur existence en les ignorant.
Encore d'un autre côté, ceux qui ont décidé, par goût personnel ou par un peu de réflexion critique, que les réseaux sociaux étaient là pour rester, qu'ils sont une grande part de l'identité adolescente actuelle et qu'il vaut mieux s'en servir pour "éduquer", autrement, les adolescents.
Je rajouterais une quatrième catégorie d'enseignants: les "techno-tripeux" (ma propre appellation). Ceux qui embarquent à 200 km/h dans tout ce qui est technologique, nouveau, tendance et "cool", souvent sans réfléchir ni se donner du temps de recul.
Ce qui m'amène à la fameuse controverse: être ami ou non avec ses élèves sur Facebook? Chantal Potvin, enseignante a bien décrit les dérives possibles de cette situation dans une lettre au courrier des lecteurs de La Presse.
Pour ma part, si j'avais eu un profil Facebook au moment où j'enseignais, je n'aurais jamais accepté d'être ami avec quelqu'élève que se soit, même les plus adorables, fiables, responsables, matures, etc. Je crois qu'entre un enseignant et ses élèves se développe une relation qui tient plus de l'autorité (attention, pas l'autoritarisme) que de l'amitié. En tant qu'enseignante, je devais me poser en "modèle" afin de conserver une certaine crédibilité face à mes élèves. Une page Facebook où on peut me voir prendre un verre (même si les élèves imaginaient bien que je consommais de l'alcool à l'occasion), lire que je vais magasiner (et où)? Non merci, cela ne les concerne pas, comme leur vie hors de l'école ne me concerne pas. Ok, il est vrai que ce qui se passe en dehors de l'école influence sur le comportement et les attitudes à l'école, mais je n'ai pas besoin, pour intervenir intelligemment, d'avoir un rapport détaillé de la fin de semaine super moche de celui qui dort au fond de la classe.
Comme on dit parfois "trop de détails..."
Mais, pour certains enseignants, c'est la l'idée du siècle d'être ami avec ses élèves sur Facebook. Ils disent que ça leur permet de mieux les connaître. Désolée, je ne suis pas l'amie de mes élèves, je suis leur enseignante.
C'est autre chose lorsque nos "grands-tout-petits" ont quitté l'école, qu'ils sont au cégep, à l'université ou sur le monde du travail et que certains d'entre eux nous recontactent (surtout ceux avec qui on avait plus d'atomes crochus). À ce moment, il s'agit de gros bon sens.
mercredi 5 décembre 2012
Complexité du Web social
Dire que je croyais que le Web social était tout simple dans sa structure... Vraiment, quelle ignorance!
Je me serait bien rendu compte de la complexité de cette hiérarchie si j'y avais réfléchi un peu.
Les différents types de médias sociaux sont, comme on peut le lire dans la section 5.4.1 du cours, ne sont pas tous faciles à classer. J'ai bien l'impression que certains outils ou services tentent de plus en plus de jouer dans plusieurs niches à la fois. Ce qui ne facilite pas la tâche de s'y retrouver, pour le néophyte.
Et en plus, les plateformes qui tentent de tout faire! C'est suffisant pour s'y perdre. Je suis perdue...
Ok, je ne suis pas très "Web social" naturellement. Je découvre, depuis le début de ce cours, des outils et services super intéressants.
Mais je me questionne toujours: est-ce que l'effort en vaut la peine? Est-ce, à long terme, ça vaut la peine de me créer une bibliothèque virtuelle sur LibraryThing? Où si je ne devrais que me créer un carnet de lectures (papier ou Word)? Si je vais en ligne, que j'apprivoise ce service, que je crée mon profil, que je l'alimente, est-ce j'en retirerai des bénéfices réels? Ok, j'aurai des suggestions d'autres lecteurs, je découvrirai sûrement des auteurs et des livres passionnants, mais est-ce que le jeu en vaut la chandelle?
Je me serait bien rendu compte de la complexité de cette hiérarchie si j'y avais réfléchi un peu.
Les différents types de médias sociaux sont, comme on peut le lire dans la section 5.4.1 du cours, ne sont pas tous faciles à classer. J'ai bien l'impression que certains outils ou services tentent de plus en plus de jouer dans plusieurs niches à la fois. Ce qui ne facilite pas la tâche de s'y retrouver, pour le néophyte.
Et en plus, les plateformes qui tentent de tout faire! C'est suffisant pour s'y perdre. Je suis perdue...
Ok, je ne suis pas très "Web social" naturellement. Je découvre, depuis le début de ce cours, des outils et services super intéressants.
Mais je me questionne toujours: est-ce que l'effort en vaut la peine? Est-ce, à long terme, ça vaut la peine de me créer une bibliothèque virtuelle sur LibraryThing? Où si je ne devrais que me créer un carnet de lectures (papier ou Word)? Si je vais en ligne, que j'apprivoise ce service, que je crée mon profil, que je l'alimente, est-ce j'en retirerai des bénéfices réels? Ok, j'aurai des suggestions d'autres lecteurs, je découvrirai sûrement des auteurs et des livres passionnants, mais est-ce que le jeu en vaut la chandelle?
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