En lisant le rapport de Technorati pour 2011 pour le module 3 du cours INF6107, j'ai particulièrement remarqué les graphiques portant sur les influences principales des blogueurs. Ceux-ci démontrent clairement (et le texte qui les chapeaute le confirme) que les blogueurs sont principalement influencés par ce qu'ils lisent sur les autres blogues. D'autres influences existent, mais celle-ci serait la plus déterminante pour les sujets abordés dans les blogues.
Cela me laisse un peu perplexe. Je me dis que ça doit être parce que je suis pas une habituée des blogues, que je ne comprends pas leur fonctionnement. En même temps, je m'inquiète de l'espèce de vase-clos ou de cercle vicieux que cela crée.
C'est un peu comme les médias d'information continue (postes spécialisés à la radio, à la télévision, sites Internet de ces médias) et les médias sociaux (Facebook et Twitter principalement), qui relaient, redisent, rééditent sans cesse des variations sur le même thème. Je trouve cela lassant à la longue. J'ai l'impression de toujours entendre (ou lire) la même chose, à quelques nuances près.
Peut-être que je souffre d'infobésité, que c'est le premier symptôme de cette affection dont j'ai déjà parlé ici.
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lundi 22 octobre 2012
Infobésité en image
L'art de résumer une enquête par un schéma. On le dit, on le répète, la surinformation ou l'infobésité est omniprésente en 2012, quoi de mieux qu'une image pour en parler?
Mindjet, compagnie spécialisée dans les outils d'organisation du travail (particulièrement le logiciel MindMapping) a réalisé une étude, en mars 2012, afin de savoir comment les travailleurs français géraient l'information reçue au quotidien. Le schéma qu'ils ont tiré de cette enquête se retrouve sur le billet du 21 octobre du blogue de Emmanuel Gadenne, WebUsage.net, qui se spécialise dans "l'étude des nouveaux usages du Web." Bien que Emmanuel Gadenne ne commente pas le schéma, je trouvais intéressant de partager mes impressions avec vous.
La principale conclusion à laquelle Mindjet arrive est que les travailleurs français de grandes difficultés à gérer au quotidien l'information reçue. La donnée que je trouve la plus ahurissante (non pas que je la mette en doute, au contraire): les courriels sont envahissants (68% des travailleurs sondés en reçoivent jusqu'à 100 par jour), bien plus que les coups de téléphones d'il y a quelques années seulement). C'est tellement facile d'écrire trois mots et d'appuyer sur "Envoyer". Ça ne prend pas de temps à faire, mais à recevoir, c'est beaucoup plus long.
Plus facile que le téléphone? Bien sûr! Au téléphone, il y a toujours le risque d'avoir une conversation "pour le plaisir" en plus (comment ça va, quoi de neuf, etc.), le risque de tomber sur la boîte vocale (hé! Il faut vraiment que j'attende 32 secondes que le message d'accueil se termine?), le risque d'être mis en attente pour que notre interlocuteur prenne un autre appel... Tandis que le courriel, pas d'interruption possible, pas de jasette, pas de message d'accueil. On envoie et c'est tout.
Bref, le mieux serait d'y penser à deux fois avant d'appuyer sur "Envoyer", un peu comme on se faisait dire quand on était petit: tourne ta langue 7 fois avant de parler...
Mindjet, compagnie spécialisée dans les outils d'organisation du travail (particulièrement le logiciel MindMapping) a réalisé une étude, en mars 2012, afin de savoir comment les travailleurs français géraient l'information reçue au quotidien. Le schéma qu'ils ont tiré de cette enquête se retrouve sur le billet du 21 octobre du blogue de Emmanuel Gadenne, WebUsage.net, qui se spécialise dans "l'étude des nouveaux usages du Web." Bien que Emmanuel Gadenne ne commente pas le schéma, je trouvais intéressant de partager mes impressions avec vous.
La principale conclusion à laquelle Mindjet arrive est que les travailleurs français de grandes difficultés à gérer au quotidien l'information reçue. La donnée que je trouve la plus ahurissante (non pas que je la mette en doute, au contraire): les courriels sont envahissants (68% des travailleurs sondés en reçoivent jusqu'à 100 par jour), bien plus que les coups de téléphones d'il y a quelques années seulement). C'est tellement facile d'écrire trois mots et d'appuyer sur "Envoyer". Ça ne prend pas de temps à faire, mais à recevoir, c'est beaucoup plus long.
Plus facile que le téléphone? Bien sûr! Au téléphone, il y a toujours le risque d'avoir une conversation "pour le plaisir" en plus (comment ça va, quoi de neuf, etc.), le risque de tomber sur la boîte vocale (hé! Il faut vraiment que j'attende 32 secondes que le message d'accueil se termine?), le risque d'être mis en attente pour que notre interlocuteur prenne un autre appel... Tandis que le courriel, pas d'interruption possible, pas de jasette, pas de message d'accueil. On envoie et c'est tout.
Bref, le mieux serait d'y penser à deux fois avant d'appuyer sur "Envoyer", un peu comme on se faisait dire quand on était petit: tourne ta langue 7 fois avant de parler...
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